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Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 26 Oct 2017, 19:07
par Luciano
Ca commence à sentir la fermeture du sujet ...

Bons vols,
Luciano

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 26 Oct 2017, 19:36
par Roudoudou
jplandez a écrit:Si la couche est accrochée,une prière.


Merci pour ta non réponse à mon précédent post et pour cette reponse, c'est constructif.

C'est bien, ça fait avancer le débat....

Effectivement, avec ce genre de reponse on peut fermer et que chacun fasse ce qu'il a envie de faire.

C'est c.., un des buts d'un forum il me semble c'est de profiter de l'expérience et ou du savoir des autres, ce n'est manifestement plus le cas.

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 26 Oct 2017, 19:50
par Marc B
Roudoudou a écrit:
...un des buts d'un forum il me semble c'est de profiter de l'expérience et ou du savoir des autres, ce n'est manifestement plus le cas.


Et si on essayait d'y revenir à cet objectif.

Il y a assez de forums où ça s'engueule dans tous les sens pour ne pas essayer de les imiter.
Marc

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 26 Oct 2017, 20:00
par Luciano
Salut Roudoudou,

je te passe ma façon de procéder: je ne m'engage jamais au-dessus d'une couche soudée sauf à rester à portée de vol plané de son bord.

Si je constate que ce n'est pas/plus possible, je me rends immédiatement vers la zone proche où j'ai visibilité sur le sol et j'essaie de voir s'il est possible de procéder en toute sécurité sous la couche.

Si pas possible, je me déroute vers une zone accueillante pour terminer mon vol; naturellement, cela implique généralement de ne pas atteindre la destination définie, mais tant pis !

Bons vols,
Luciano

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 26 Oct 2017, 20:12
par D185509
Ce forum comme d'autres, c'est une auberge espagnole, n'espère pas y bien manger si tu n'apporte rien pour accommoder la sauce!
Alors si tu demande comment faire pour manger de la viande trop nerveuse avec tes dents manquantes, ne t'étonne pas de te faire renvoyer cher ton dentiste!
Personne t'engueule ici seulement il faudrait pour te répondre correctement un tas d'éléments que tu ne fournis pas (niveau de compétence, type de machine, équipement a bord et comment tu prépare tes vols) La question posée mets en évidence soit une méconnaissance du problème soit une manœuvre habile de troll
Présenté comme ça tu comprends ? Retourne voir ton instructeur et demande lui de te faire faire des 180°en conditions de perte de vue du sol (il existe des lunettes pour cela). Après quelques exercices tu saura le faire en palier en montée en descente sans partir en ******* !
Cela passe par des prés affichages, le contrôle des paramètres Vi,Vz RPM et bille aiguille pour la symétrie le taux 1 et le sens du virage ! Sans c'est plus coton sans jeux de mots !
Voila ne te fâche pas cela, provoque de l'acidité et des brûlures d'estomac !

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 07:52
par jplandez
mileuh a écrit:Et tu tenterais rien du tout ? Seulement une prière ?

Décidement, mon humour passe mal.
J'ai précisé :"si la couche est accrochée", ca veut dire qu'elle va jusqu'au sol, et qu'en bas c'est du brouillard. Cette situation est fréquente en hiver, particulièrement dans des zones montagneuses, comme le massif central. Horizon artificiel ou pas, l'issue a de fortes chances d'être fatale. Bien sur, on peut tirer le parachute si on a un. La machine sera probablement détruite, mais le pilote peut s'en sortir sans trop de bobo.

D'autre part, pour traverser une couche mince, sous réserve de l'assurance qu'il y a du plafond confortable dessous, en planeur, voilà ce qu'on m'a fait faire :
Avant de rentrer dans la couche, sortir a fond les aérofreins (pour limiter le temps de traversée)
Trimer pour une vitesse raisonnable (130), mettre en ligne droite.
Au moment de rentrer dans la couche, lacher manche et palonnier et laisser faire la machine avec sa stabilité naturelle (si elle en a). Ne pas essayer de piloter. Le but est de passer le moins de temps possible en IMC.

Reste que piloter en conditions IMC, dans le gris total, sans instruments gyroscopiques, perso, je ne sais pas faire. On peut à la rigueur maitriser le tangage, avec le trim et le badin, mais pas l'inclinaison, a moins d'intégrer les variations ce cap dans sa tête, ca me semble impossible.

Pour l'histoire : Dans mon club en aveyron, un jeune pilote part avec sa copine pour un local. Il se fait piéger dans la couche (sans instruments). J'entends encore le chef pilote qui était en vol lui dire : "descends, c'est ta seule chance". Il a bien employé le mot chance. Résultat : avion détruit, mais heureusement avec seulement des blessés sérieux.

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 08:07
par fanedependul
On est plus dans la difficulté de "savoir renoncer" mais dans difficulté de " savoir s'en sortir" ou d'essayer car visiblement il n'y a pas vraiment de solution miracle, c'est du cas par cas et visiblement ça passe ou ça casse.
J'ai appris à voler sans instrument ; mon instructeur à l'époque, peut-être la grande époque me disait tu ne vas pas dans les nuages ni autours, tu n'incline pas trop quand tu vires, tu rentres 3/4h avant le coucher du soleil, tu pars avec 2 fois plus de carburant que tu as besoin, tu pars en ballade face au vent...etc...etc... du basique quoi !
Il me semble que les nuages on les voit arriver, que les turbulences n'arrivent pas d'un seul coup, que la nuit n'arrive pas quand Apollon coupe le jus... Mais voilà, moi aussi j'ai dépassé les limites et je le regrette, ça ne sert çà rien. J'ai mis m'a vie en danger et la sérénité de ma famille. Maintenant, avec le temps je peux dire que je sais renoncer quitte à s'entendre dire "le vieux, il a les boules". La sagesse arrive parfois trop tard mais c'est ainsi.
Je sais, ça n'apporte rien mais si ça peut faire réfléchir sur ce qui se passe autour de nous...avec les meilleurs instruments du moment...

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 08:42
par Daniel C
J'ai un hésité avant de vous faire profiter de mon expérience, dont je ne suis pas très fier.

Il y a quelques années, j'ai fait le trajet Montélimar Saint Geoirs au commande d'un CAP10 sous l'orage. Nous sommes partis entre deux averses. J'ai commis la bêtise de faire confiance et céder à l'insistance du pilote/instructeur/examinateur dont le prénom est Paul et le nom commence par B (il ne vole plus et, ayant quasiment perdu la vue, il ne doit pas fréquenter ce forum). Bien entendu nous avons rattrapé l'averse qui nous précédait. La visibilité horizontale était nulle, la pluie inondant le pare brise et pénétrant dans l'habitacle, surtout du côté passager. L'orage effaçait la totalité du ciel. J'étais en place pilote et au sec. Impossible de faire demi tour, l'orage était derrière nous, de nous dérouter sur Valence, l'orage y était déjà. Paul n’était pas plus rassuré que moi et n'a jamais touché aux commandes.
Ce qui nous a sauvé c'est la visibilité verticale, je voyais assez distinctement le Rhône à ma gauche, dans un cercle limité mais acceptable, et la connaissance de l'environnement. Je pense que Paul, à droite ne voyait quasiment rien de la vallée du Rhône, mais on ne risquait pas de percuter le relief en suivant le cours du fleuve ce qui était un peu rassurant.
Nos somme passés au dessus de Saint Rambert d'Albon qui n'était pas sous la pluie et St Geoirs, contacté à la radio, était aussi épargné. Nos avons suivi la voie de chemin de fer entre St Rambert et St Geoirs sous le ciel d'orage et une visibilité horizontale médiocre. Par contre pouvait voir distinctement le visage des conducteurs et les phares allumés et certains ont du être surpris d'être survolés aussi bas par ce temps exécrable. Nos n'avons pu reprendre un peu d'altitude qu'en arrivant à proximité du tour de piste de ST Geoirs.
Assez curieusement nous n'avons pas subi de turbulences, nous avons vu quelques éclairs et entendu les crachements dans la radio. Ce n'était pas un vol sans visibilité car on voyait le sol et nous savions qu'il n'y avait pas pas d’obstacle, ni un vol aux instruments, le CAP10 n'est pas équipé pour le VSV. :roll: .
Nos nous somme posés à St Geoirs et avons remisé l'avion juste avant un orage de grêle.
Ni Paul ni moi avons parlé de cet exploit parfaitement stupide, il aurait certainement perdu ses qualifications et en tout cas toute crédibilité dans son jugement
Ce jour la la chance était avec nous.

Ma femme et celle de Paul ont toujours cru que nous étions rentés en voiture.

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 11:13
par Roudoudou
Et l'utilisation du pa dans tout ça ?

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 12:15
par luc 27310
Merci Daniel C pour ce partage, et la modestie avec laquelle tu reconnais ton erreur. Nous avons tous eu une ou plusieurs expériences dont nous ne sommes pas très fier, en ULM, voiture, moto ou autre, et tant pis pour les moralisateurs de tous poils, mais une fois encore, j'affirme que si tu es encore là pour en parler, c'est que cela s'est bien terminé !
C'est bien des erreurs du passé que naissent la prudence et l'expérience...

Bons vols.

Luc

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 15:25
par KITFOX21
C'est la modestie et la renonciation qui défini les vieux pilotes.
Merci Daniel C. pour ce RETEX ;)

Re: La difficulté de "savoir renoncer"

MessagePosté: 27 Oct 2017, 17:25
par Daniel C
Nous nous sommes comportés comme de vieux cons.
La chance nous a épargné. Curieusement, cela va paraître morbide, j'avais conscience et accepté le risque de perdre la vie et ce quelques minutes après le décollage quand l'horizon a disparu. Le demi tour était impossible et je n'ai jamais paniqué.
Paul et moi n'avons pas échangé deux phrases sauf quand il a proposé d'aller à Valence et que j'ai refusé et après le survol de St Rambert d'Albion, mais là le risque était derrière nous.
Si le sol n'avait pas été visible il est certain que nous aurions eu un entrefilet dans le "Dauphiné Libéré". La vision du sol m'a certainement permis de garder l’avion à plat...Le CAP 10 n'est pas l'avion idéal pour ce genre de tentative et je ne suis pas fier de l'avoir tentée.